Tu as fait subir des violences à une personne – physiques, verbales, sexuelles, psychologiques ; en ligne ou dans la vie réelle. Ces comportements ont de vraies conséquences pour toi (potentiellement légales) et pour la personne visée (des impacts psychologiques et physiques graves).
Rien n’excuse des comportements violents : ni la colère, ni l’alcool, ni le fait d’être en couple avec cette personne, ni d'être de la même famille. Il est encore temps d’agir.
Il faut prendre conscience l’impact de ses gestes. Parfois, on ne se rend pas compte qu'on est allé trop loin. Tu penses peut-être que c'était : juste de la jalousie, une blague qui a mal tourné, une réaction normale parce que tu étais en colère, ou que ce n’était pas si grave. Mais la violence, c’est rarement évident pour celui ou celle qui la commet : souvent, elle nous semble « normale », parce qu’on l’a vécu soi-même (coups, insultes, humiliations dans la famille ou à l’école), on a grandi dans un environnement où il y avait beaucoup de violence autour de soi (entre les parents, dans la famille, entre amis), ou encore, qu’on a appris que c’était de faire manière qu’on réglait les conflits (dans son couple par exemple).
En vérité, si tu as déjà été victime de violence toi-même, ça ne justifie pas tes actes, mais ça peut expliquer pourquoi tu les as reproduits sans t’en rendre compte. Beaucoup d’auteurs ou autrices de violence ont eux-mêmes subis des violences à un ou plusieurs moments de leurs vies.
Si tu sens que tu pourrais perdre le contrôle et devenir violent ou violente envers quelqu'un: ta ou ton partenaire, un membre de ta famille, une autre personne, et que tu n'es pas encore passé à l'acte, il existe une aide spécialisée, confidentielle et sans jugement pour t'accompagner avant que ça arrive. Ce n'est pas une fatalité : demander de l'aide à ce stade, c'est justement ce qui permet de ne jamais franchir cette limite. Tu peux regarder dans le répertoire d'aide dans la catégorie "auteurs-ices" de violences.
D’autres personnes se sont déjà retrouvées dans ce type de situation. Sortir du silence demande du courage, mais ça apporte un soulagement. Tu peux en parler à une personne de confiance : une personne proche, que ce soit un ami, une copine, un parent ou une professeure en qui tu as confiance.
Les sites comme :
-147.ch (en ligne ou par téléphone au 147)
-Ciao.ch
-Ontecoute.ch
-Violencequefaire.ch
regroupent des témoignages de personnes concernées ou il est possible de trouver des conseils. Tu peux également te tourner vers une association spécialisée, sous la catégorie "auteur-ice".
Prendre conscience de tes actes est déjà une première étape importante. Mais il faut ensuite agir concrètement :
Pour les violences en ligne : supprime tous les contenus créés, cesse toute diffusion et envoi.
Pour tout type de violences: si tu sens que tu pourrais recommencer, éloigne-toi de la situation et cherche de l’aide, auprès d’une personne de confiance ou d’une association spécialisée, sous la catégorie "auteur-ice".
Ne cherche pas à recontacter la personne, même pour t’excuser, sauf si elle l’a expressément demandé, ou qu’un ou une professionnelle te le conseille dans un cadre sécurisé. Ton désir de t’excuser ou de réparer ne doit pas primer sur les besoins de la personne visée. La recontacter peut lui faire plus de mal que de bien, même si tes intentions sont bonnes.
Tes actes peuvent avoir de lourdes conséquences.
Pour avancer, tu dois te questionner sur les raisons de tes actes (pourquoi j’ai fait ça, est-ce que j’ai déjà vécu ça moi-même, qu’est-ce qui me fait perdre le contrôle ?) Cherche de l’aide professionnelle pour comprendre ces comportements, développer des relations saines et éviter de reproduire des violences.
Demander de l’aide est un acte de responsabilité, pas de faiblesse. Assumer ses responsabilités signifie également répondre aux éventuels besoins de réparation de la personne blessée.
De nombreuses structures à Genève peuvent t'accompagner. Du soutien existe.
Trouver de l'aide →
142 – Numéro gratuit d'aide aux victimes. Opérationnel 24h/24 et 7j/7.