Tu as vu ou constaté des violences – physiques, verbales, sexuelles, psychologiques; en ligne ou dans le vie réelle. En tant que témoin, tu peux faire la différence. Ton action peut vraiment tout changer pour la personne qui les subit.
Tes craintes sont légitimes : il n’est jamais facile de s’opposer, surtout lorsque c’est face à son propre groupe d’amis, face à un copain, à une amie, à un proche ou un parent, qui a des propos ou des gestes violents. Il est légitime d’avoir peur de devenir soi-même cible d’exclusion, de violence ou de craindre pour sa sécurité.
Mais garder le silence permet à la violence de continuer ; parfois, il ne faut pas forcément faire grand-chose pour que la violence diminue. Le pire est de fermer les yeux.
Police : 117
Urgences médicales : 144
Main tendue : 143
Urgences HUG : 022 372 81 20
Pour les violences en ligne :
- Signale toi-même les contenus via la plateforme. Les réseaux sociaux ont souvent un outil de signalement directement sur le post en question
- Si tu connais la personne visée, informe-là le plus vite possible que du contenu sur elle circule (photos, propos,..)
- Prends des captures d'écran (ça peut servir de preuve par la suite). Ne partage jamais le contenu, même pour le dénoncer : ça peut amplifier la violence.
Pour les violences verbales et le harcèlement :
- Ne va pas dans le sens des personnes violentes. Ne ris pas aux blagues, ne renchérit pas
- Tu peux essayer de détourner l’attention, en lançant un autre sujet
- Ta simple présence peut déjà empêcher une violence de se produire. La méthode 5D peut t’être utile.
Pour les violences physiques et sexuelles : n’interviens que si cela ne te met pas en danger.
- Appelle les secours si nécessaire
- Crée une diversion pour interrompre la situation
- Cherche de l’aide auprès d’adultes ou autres personnes autour.
Montre-lui qu’elle n’est pas seule.
- Reste en contact après l’agression si possible. Écoute-la sans juger. Prendre la parole sur ces sujets demande énormément de courage
- Encourage la personne à en parler à un adulte de confiance et à demander de l’aide, mais sans force
- Respecte son rythme. Tu ne peux pas forcer la personne à agir (quitter la personne violente, quitter un environnement familial difficile, en parler à des adultes, etc.)
- Si tu suspectes des violences récurrentes, ta présence sur le long terme est importante. Les violences peuvent pousser à l’isolement. Continue à proposer de l’aide régulièrement
- Tu peux aider la personne à documenter les incidents et/ou l’accompagner pour des rendez-vous médicaux ou des associations spécialisées.
Parfois, le simple fait ne pas rester silencieux face à des comportements violents, peut aider à ce que la personne violente cesse. Se taire, c’est cautionner et laisser la violence se produire. Souvent, les personnes violentes se permettent de continuer parce que personne n’ose leur dire qu’elles font du mal, et qu’il pourrait y avoir des conséquences à ces actes. Une parole, un regard, une présence, peut déjà faire en sorte que la violence cesse, du moins, momentanément.
Seulement si ta sécurité n'est pas engagée, tu peux intervenir directement quand la violence se produit, par exemple, en créant une diversion, en changeant de sujet, ou en prenant la personne blessée à part. Si c'est un ami qui commet les violences, tu peux aussi le prendre à part, à un autre moment, pour lui expliquer ce que tu en penses. Tu peux lui expliquer que ces actes sont violents et qu'il existe des conséquences légales pour lui, et que la santé de la personne visée est grandement impactée. Tu peux aussi te faire accompagner par d'autres proches ou un adulte.
Dans les cas graves et urgents, n'interviens pas, et contacte les services d'urgence.
En tant que témoin, être confronté à la violence peut aussi t'affecter. Tu peux ressentir de la culpabilité, de la colère, de l'impuissance. Tu peux être traumatisé par ce que tu as vu. Ces réactions sont normales. N'hésite pas à parler à des proches ou à des associations spécialisées si tu en ressens le besoin.
De nombreuses structures à Genève peuvent t'accompagner. Du soutien existe.
Trouver de l'aide →
142 – Numéro gratuit d'aide aux victimes. Opérationnel 24h/24 et 7j/7.