Tu as vécu une violence – physique, verbale, sexuelle, psychologique ; en ligne ou dans la vie réelle. Ce qui t'est arrivé est grave et peut avoir de vrais impacts sur ta santé mentale et physique.
Après ce qui s'est passé, tu peux ressentir plein de choses différentes : de l'anxiété, de la culpabilité, du dégoût, de la colère, de la tristesse, de la honte. Toutes ces réactions sont normales. Il n'y a pas de "bonne" façon de réagir. Ce n'est pas de ta faute! Tu n’es pas responsable de ce qui t’es arrivé.
Rien ne justifie ces actes: ni ton comportement, ni ta relation avec cette personne (copain, amie, inconnu ou parent), ni les circonstances (comme de l’alcool, la fête, le fait que les faits se soient produits chez toi, etc.).
Police : 117
Urgences médicales : 144
Main tendue : 143
Urgences HUG : 022 372 81 20
Ne reste pas seul∙e. Même si c'est difficile, parler à quelqu'un peut vraiment t'aider. Tu ne déranges personne en demandant de l'aide.
Parles-en à une personne de confiance : une personne proche, que ce soit un ami, une copine, un parent ou une professeure en qui tu as confiance.
Si tu n’oses pas en parler à une personne que tu connais, tu peux poser des questions de manière anonyme sur les tchats dédiés :
-147.ch (en ligne ou par téléphone au 147)
-Ciao.ch
-Ontecoute.ch
-Violencequefaire.ch
Tu peux aussi contacter les associations spécifiques à Genève.
Pourquoi ?
Pour toutes les violences physiques et sexuelles, souvent, on est bouleversé par ce qui vient d'arriver. On a envie d'aller prendre une douche, de se laver et de nettoyer ses vêtements, parce qu'on a honte et qu'on a pas envie que ça se sache, ou parce qu'on se sent sale. Mais penser à garder des preuves matérielles peut être utile dans un second temps. Si un jour tu souhaites porter plainte, si tu as gardé de preuves, cela pourra aider la procédure. Sans preuves, il sera quasi impossible que la plainte aboutisse. Et si un jour tu souhaites entreprendre une psychothérapie, cela peut-être utile d'avoir gardé des traces de ce qu'il t'est arrivé.
Comment ?
Note les faits dans un carnet (dates, heures, lieux, ce qui s’est passé, qui était présent). Garde un maximum de preuves : captures d’écran de conversations, attestations de RDV médicaux, photos. Tu peux utiliser le site sécurisé #withyou pour stocker tes preuves de manière confidentielle. Ce site n’a pas de valeur juridique mais il peut aider à organiser tes preuves.
Pour les violences sexuelles : garde les draps ou sous-vêtements dans un sac. Comme l’absence de consentement n’a souvent pas de traces tangibles, prends contact immédiatement avec une personne de confiance pour expliquer le déroulement des évènements.
Pour les violences en ligne : en plus des captures d’écran, signale
directement la personne sur la plateforme et bloque-la. Cela peut déjà stopper le harcèlement en partie. La majorité des réseaux sociaux ont des outils de médiation intégrés, et peuvent entreprendre des actions vis-à-vis de personnes violentes.
Si une personne t'a fait subir des violences, tu as le droit de donner des suites, juridiques par exemple. Rien ne t'y oblige. Rends-toi sur la page "Signaler" pour en savoir plus.
De nombreuses structures à Genève peuvent t'accompagner. Du soutien existe.
Trouver de l'aide →
142 – Numéro gratuit d'aide aux victimes. Opérationnel 24h/24 et 7j/7.