VIOLENCES
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Violence numériquesViolence verbales, psychologiques

Insister lourdement = harcèlement

A Genève, 28,6% des femmes ont subi au moins une forme de stalking. Dans la majorité des cas, l’auteur est un homme et dans 60% des cas, un ex-partenaire. (Enquête Iceberg, BPEV, 2025)

Harcèlement obsessionnel

De quoi on parle ?

Le stalking, ou harcèlement obsessionnel, signifie le fait de traquer, harceler ou menacer obstinément une personne au point de l’empêcher de vivre librement. Cela peut se faire en ligne et/ou dans la vraie vie. Le harcèlement obsessionnel peut prendre plusieurs formes : se faire suivre, épier, recevoir des messages non-stop malgré les refus, des menaces, de la surveillance.

Pourquoi c’est grave ?

Le stalking, c’est une forme de violence et d’abus de pouvoir : une personne va traquer une autre, pour savoir ce qu’elle fait, où elle vit, dans le but de la contrôler ou de s’imposer à elle. Souvent, la personne qui traque considère l’autre comme un trophée à obtenir ou récupérer, sans aucun respect de ses limites ou de son refus.

Il est parfois présenté comme une preuve d’amour ou un geste romantique : insister, poursuivre, « ne jamais abandonner ». Ce n’est pas de l’amour : c’est ignorer un refus et priver l’autre de sa liberté.

Le stalking est aussi souvent un signal d’alerte : ce comportement peut s’aggraver et déboucher sur de la violence physique. Il ne faut jamais le minimiser, même s’il semble « seulement » psychologique.

 

Les conséquences peuvent être graves et durables : peur constante d’être traqué, changement forcé de ses habitudes pour éviter de croiser la personne, impact important sur la vie quotidienne et la santé mentale.

Que dit la loi ?

Le stalking est expressément puni par le Code pénal suisse.

Les comportements de stalking sont tous condamnables, qu’il s’agisse de se rendre « par hasard » dans les lieux fréquentés par la personne visée, de chantage affectif, de cadeaux imposés ou de surveillance via les réseaux sociaux. C’est précisément leur caractère répété et cumulatif qui constitue l’infraction : pris isolément, certains actes peuvent sembler anodins, mais leur accumulation crée une situation oppressante et violente. Dans la pratique, documenter la répétition des actes peut être difficile, mais cela ne signifie pas que ces comportements sont acceptables ou sans conséquences.

 

Ces comportements sont punis par la loi et peuvent aller jusqu’à 5 ans de prison, voire plus en cas de circonstances aggravantes. Voici les principales infractions pénales qui peuvent s’appliquer :

  • Art. 181b CP — harcèlement obsessionnel et cyberstalking
  • Art. 180 CP — menaces
  • Art. 181 CP — contrainte
  • Art. 186 CP — violation de domicile
  • Art. 173 CP — diffamation
  • Art. 174 CP — calomnie
  • Art. 177 CP — injures
  • Art. 156 CP — extorsion et chantage

 

Pour en savoir plus sur les délais de prescription et les peines encourues, tu peux consulter le Code pénal suisse en recherchant par le numéro d’article.

Témoignages

Victime, auteur·ice ou témoin : trois regards sur une même situation.

J'ai vécu quelque chose de similaire

“Depuis que je l’ai quitté, mon ex n’arrête pas de m’appeler, il me suit, me dépose des cadeaux devant ma porte, m’envoie des messages la nuit. Même si je ne réponds pas il continue. Je culpabilise, il a même parfois menacé de se suicider si je coupais totalement contact.”

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Je me reconnais dans ce comportement

“Je l'aime vraiment, on était bien ensemble. Si j'insiste c'est parce que je sais qu'au fond elle m'aime encore. Les appels, les messages, c'est pour lui prouver que je peux changer. Elle finira par comprendre qu'on est faits l'un pour l'autre. Elle a fini par me bloquer partout. Ça fait trois mois.”

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Je connais quelqu'un qui a vécu quelque chose

“Mon pote me raconte qu'il fait tout pour séduire une fille de l’école, qui visiblement s’en fiche de lui : il lui envoie des fleurs, il la suit pour 'tomber sur elle par hasard'. Il n’arrête pas de lui écrire. Mes autres amis disent que c'est romantique et qu'il faut se battre pour l'amour. Je n’ose pas dire que ça me met mal à l'aise.”

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