J'ai vécu quelque chose de similaire
“Mes parents s'insultent, et il arrive parfois que mon père frappe ma mère. J'ai peur d'en parler.”
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La violence concerne un couple sur 4 en Suisse et dans 70% des cas, les enfants sont exposés à la violence des adultes. Chaque année, 25 personnes meurent de violence domestique. La majorité des victimes sont des femmes (BFEG, 2023).
L’exposition à la violence domestique, c’est voir ou entendre des violences à la maison : cris, menaces, humiliations, destructions d’objets, violences physiques.
Les enfants d’un foyer ne sont pas que des témoins, ils sont aussi co-victimes : quand un parent frappe l’autre, cela fait violence à toute la famille. Et souvent, un adulte qui frappe un autre adulte frappe aussi les enfants. Certains enfants exposés à la violence peuvent eux-mêmes devenir violents en grandissant, mais ce n’est jamais une fatalité : en parler et être soutenu permet de rompre ce cycle.
La violence suit des cycles : cela empire avec le temps, avec des moments calmes entre deux. Ce n’est jamais normal, même si cela devient habituel.
Vivre dans la violence à la maison, c’est vivre dans la peur là où on devrait se sentir en sécurité. Ces personnes-là (parents, frères et sœurs, etc.) devraient protéger, pas faire du mal. Il est très difficile de dénoncer ou d’en parler : ce sont des proches qu’on aime, on ne veut pas « trahir » sa famille.
Les conséquences peuvent être graves et durables : peur constante, culpabilité, colère, difficultés à faire confiance, impact sur le développement et le bien-être; risque, sans que ce soit inévitable, de reproduire ces schémas plus tard dans ses propres relations.
Plusieurs lois s’appliquent: le Code pénal (CP) et le droit civil. Le droit civil permet notamment de demander des mesures de protection de l’enfant via les autorités de protection (APEA).
Les comportements qui créent un environnement familial violent sont tous condamnables, qu’il s’agisse de chantage affectif, de contrôle de l’argent, d’isolement, de critiques constantes, de négligence affective ou de rejet punitif. Dans la pratique, ces comportements s’installent progressivement et laissent peu de traces visibles, ce qui peut compliquer une condamnation, mais cela ne signifie pas qu’ils sont acceptables.
Une précision importante : une partie des infractions liées à la violence domestique sont poursuivies d’office, c’est-à-dire que la justice peut agir même sans plainte de la personne concernée.
Les comportements ci-après sont punis par la loi et peuvent aller jusqu’à plusieurs années de prison, voire davantage dans les cas les plus graves. Voici les principales infractions pénales qui peuvent s’appliquer :
Pour en savoir plus sur les délais de prescription et les peines encourues, tu peux consulter le Code pénal suisse en recherchant par le numéro d’article.
Victime, auteur·ice ou témoin : trois regards sur une même situation.
“Mes parents s'insultent, et il arrive parfois que mon père frappe ma mère. J'ai peur d'en parler.”
Agir →“Je m'énerve parfois très fort à la maison. Après, je regrette. Mais sur le moment, je n'arrive pas à me contrôler. Je me dis que ça reste entre nous, que c'est une affaire de famille.”
Agir →“Mon ami traîne tout le temps dehors, il ne veut jamais rentrer chez lui, j’ai l’impression qu’il évite quelque chose. Une fois, il est arrivé très confus à l’école, il pleurait mais ne voulait pas en parler. Je ne sais pas quoi faire.”
Agir →De nombreuses structures à Genève peuvent t'accompagner. Du soutien existe.
Trouver de l'aide →
142 – Numéro gratuit d'aide aux victimes. Opérationnel 24h/24 et 7j/7.
Tu as vécu une violence, tu peux décider de donner suite aux faits. Rien ne t'y oblige.
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