VIOLENCES
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Violence numériquesViolence verbales, psychologiques

Derrière l’écran les mots blessent

En Suisse, 43% des jeunes rapportent avoir déjà insulté ou injurié quelqu'un dans des messages privés. 17% l'ont déjà fait publiquement sur internet. (Étude JAMES, ZHAW, 2024)

Harcèlement en ligne

De quoi on parle ?

Le harcèlement en ligne, c’est recevoir des messages, images ou commentaires non désirés sur internet (réseaux sociaux, jeux en ligne, etc.). Ils peuvent être insultants et se produire de manière répétée. La personne qui harcèle peut être connue ou inconnue.

Le harcèlement en ligne peut prendre de nombreuses formes : insultes ou menaces répétées, moqueries sur l’apparence physique, la couleur de peau ou l’orientation sexuelle, envois de photos ou messages non consentis, messages ou sollicitations incessantes…
Ce n’est pas parce qu’il est en ligne qu’il est moins grave. Le harcèlement en ligne vient souvent s’ajouter à du harcèlement dans la vie réelle.

Pourquoi c’est grave ?

Le harcèlement en ligne est une forme de discrimination : c’est-à-dire un traitement injuste basé sur qui on est : son sexe, son genre, son orientation sexuelle, son origine ou sa couleur de peau, sa taille, entre autres. L’espace numérique rend la violence encore plus forte : les messages restent visibles, peuvent être partagés à l’infini, et la personne ciblée peut être harcelée à tout moment, même chez elle, là où elle devrait se sentir en sécurité.

Les conséquences peuvent être graves et durables : anxiété profonde, perte de confiance en soi, isolement, sentiment d’insécurité permanent, changement forcé de ses habitudes pour tenter de se protéger. Pour certaines personnes, c’est un véritable calvaire qui dure, un traumatisme.

Que dit la loi ?

Plusieurs lois s’appliquent selon le contexte: le Code pénal (CP) et la Loi sur l’égalité (LEg). Même si un comportement est difficile à poursuivre pénalement, il peut avoir d’autres conséquences.


Les comportements de harcèlement en ligne sont tous condamnables, qu’il s’agisse de commentaires moqueurs répétés, de messages intimidants ou intrusifs, de blagues insistantes sur le physique ou d’appels incessants. Dans la pratique, identifier la personne qui harcèle ou rassembler des preuves numériques peut être difficile, mais cela ne les rend pas acceptables, et cela ne signifie pas qu’ils sont sans conséquences.

Ces comportements sont punis par la loi et peuvent aller jusqu’à 3 ans de prison ou une amende. Voici les principales infractions pénales qui peuvent s’appliquer:

  • Art. 181b CP — harcèlement obstiné
  • Art. 198 CP — harcèlement sexuel
  • Art. 177 CP — injures
  • Art. 180 CP — menaces
  • Art. 181 CP — contrainte
  • Art. 261bis CP — discrimination et incitation à la haine
Voir aussi : autres infractions possibles selon les actes
  • Art. 173 CP — diffamation
  • Art. 174 CP — calomnie
  • Art. 156 CP — extorsion et chantage
  • Art. 179quater CP — violation de la sphère privée par appareil de prise de vue
  • Art. 197 CP — pornographie

Pour en savoir plus sur les délais de prescription et les peines encourues, tu peux consulter le Code pénal suisse en recherchant par le numéro d’article.

Témoignages

Victime, auteur·ice ou témoin : trois regards sur une même situation.

J'ai vécu quelque chose de similaire

“Dès que je poste une story, je reçois des commentaires méchants sur mon poids et ma couleur de peau. Des gens m'envoient des messages privés avec des insultes racistes. Maintenant, je stresse à chaque notification.”

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Je me reconnais dans ce comportement

“Quand un post m'énerve, je commente ce que je pense. Liberté d'expression, non ? Si elle poste, elle doit s'attendre à des critiques. Y'a un commentaire que j'ai écrit à minuit, un soir où j'étais énervé pour autre chose. Je l'ai relu le lendemain. Je l'ai pas supprimé.”

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Je connais quelqu'un qui a vécu quelque chose

“Parfois quand je lis les commentaires de certains posts, je suis choqué de la violence des propos.”

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142 – Numéro gratuit d'aide aux victimes. Opérationnel 24h/24 et 7j/7.

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