Les clichés racistes et sexistes maintiennent un système de domination : ils font croire que certains groupes sont naturellement violents ou arriérés, et que d’autres sont « mieux » ou « plus civilisés ». Ces clichés enferment les personnes dans des cases, au lieu de les voir pour qui elles sont vraiment, on les juge sur leur origine ou leur religion.
Ces clichés utilisent souvent la lutte contre le sexisme comme prétexte pour stigmatiser tout un groupe: comme si le sexisme venait d’ailleurs, d’une autre culture, moins « évoluée ». Or le sexisme n’appartient à aucune origine ni religion en particulier : il existe partout, dans toutes les familles et tous les milieux. Prétendre le contraire, c’est instrumentaliser une vraie cause (l’égalité) pour justifier du racisme.
Au lieu de lutter contre les violences, ces clichés les alimentent : ils créent de la méfiance, isolent les personnes et les excluent des discussions importantes.
Les conséquences peuvent être graves et durables : sentiment constant d’être jugé sur son origine plutôt que sur qui on est, exclusion, méfiance, difficulté à être pris au sérieux, isolement, impact sur l’estime de soi.